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    MON CHEMINEMENT ARTISTIQUE

    (extrait de l'oeuvre "La symbolique du bitume Biblique")


    Ma rencontre avec le bitume.


    Pendant plusieurs années, j'ai travaillé la peinture à l'huile. Je peignais alors des paysages urbains de l'agglomération chambérienne, série que je nommais " Réalisme Urbain Français " et que je signais du drapeau tricolore. L'envie de m'en détacher pour une autre expression plus libre, à l'image de la " Nouvelle Figuration " mit fin à ce travail. Ce désir de nouveaux horizons se concrétisa dans mes œuvres par la mise en scéne de personnages stylisés dans un environnement de fléches de couleur noire. Ces œuvres étaient composées spontanément et intuitivement, sans le souci d'un concept, animées juste d'une énergie que j'essayais à ce moment de canaliser et de comprendre.


    Pour accentuer la profondeur de ces compositions, j'utilisais notamment des superpositions de plans que je transperçais par des fléches. Ces plans, trés vite, se transformérent en volumes sur mes carnets de croquis. Et, c'est ainsi que les prémices de la sculpture apparurent dans mon expression. La question se posa rapidement sur le choix du matériau à façonner pour leur donner la vie.

     

    C'est la pluie sur la chaussée qui détermina mon choix. La réponse se manifesta un jour pluvieux, un jour où je repérais les zones épargnées par les ruissellements de la pluie sur un boulevard chambérien. Attentif où je posais les pieds, je remarquai que l'enrobé avait été fraichement changé. Sa couleur d'un noir intense scintillait sous les eaux de pluie. Animé par la recherche d'un matériau qui décidément occupait constamment mes pensées d'alors, mon intérét pour cette matiére s'amplifiait à mesure que j'avançais sur le macadam. Plusieurs fois par le passé mon regard avait été attiré par les reflets qui s'y déposaient : ceux des feux tricolores, des enseignes lumineuses, des phares de voitures, le ciel...Plusieurs fois j'avais observé et bataillé avec les couleurs huileuses de ma palette pour les restituer dans mes paysages urbains. Je peignais la rue comme un élément coloré, sans conscience réelle de cette matiére qui la constituait.

     

    Cette masse sombre et compacte sur laquelle les villes semblent parfois naviguer, s'affirmait progressivement comme la matiére que je pourrais logiquement intégrer dans mon cheminement artistique tourné vers l'urbain.

     

    En tenant compte de son emprise dans notre environnement actuel et en la considérant comme résolument contemporaine, je finis par me convaincre qu'elle serait la matiére que je façonnerai.

     

    Michel PETRIER © 2006




      MICHEL PETRIER : Peintre et Sculpteur, autodidacte.

    Statement

     

    L’année 1982 marque un événement majeur dans l’œuvre de l’artiste : il tourne la page sur sa période du « Réalisme Urbain Français », peintures á l’huile réalisées de façon traditionnelle. Ces peintures dont la thématique était les paysages urbains de l’agglomération chambérienne il les signait du drapeau tricolore.

     

    Il s’engage alors pour une expression orientée sur le spontané et l’intuition. Sur de grandes toiles blanches il trace à la couleur noire des signes et des personnages stylisés en mouvement dans un environnement de flèches.

    Animé par la volonté de communiquer cette nouvelle expression il déborde de la toile. La nuit avec des aérosols il applique des graffitis sur les murs des villes : Chambéry, Yenne, Annecy, Grenoble, Genève, Ajaccio.

     

    En 1983, l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne fait l’acquisition d’une de ses toiles « Les flèches du carquois »

     

    Il participe à « Juxtaposition 2 », exposition collective organisée par le FRAC à la Maison de la Culture de Grenoble, Isère. Afin de signaler l’entrée de l’exposition Il installe quatre flèches groupées en matière adhésive de couleur noire sur la façade du bâtiment. Dimensions de l’installation: 8m.x 3 m.

    Il réalise également un graffiti dans l’une des salles de l’exposition.

     

    Le Ministère des Affaires Culturelles Rhône–Alpes lui octroie une bourse d’aide individuelle à la création.

     

    Les prémices de la sculpture apparurent lorsqu’il épaissit certains traits de ses croquis préparatoires. Et, la question se posa, sur le choix d’un matériau afin de restituer ce qui lui semblait des volumes dans ses croquis.

    La réponse se manifesta un jour pluvieux, un jour où il repérait les zones épargnées par les ruissellements de la pluie sur un boulevard chambérien. Attentif où il posait les pieds, il remarquait que l’enrobé routier avait été fraîchement changé et que sa couleur d’un noir intense scintillait sous les eaux.

    Cette masse sombre et compacte sur laquelle les villes semblent parfois naviguer, s’affirmait progressivement comme la matière qu’il pourrait logiquement intégrer dans son cheminement artistique orienté vers l’urbain puis le fléchage.

    En tenant compte de l’emprise de cette matière dans notre environnement et la considérant comme résolument contemporaine il finit par se convaincre qu’elle serait la matière qu’il façonnerait.

     

    Janvier 84. Début de recherche sur l'enrobé, plus communément l'asphalte, le bitume, le goudron, le macadam, le béton bitumineux le B.B. pour les intimes, aux Entreprises Gerland Routes, Savoie.

    Sa première œuvre « Une Tonne Cinq d’Art Contemporain » est l’élévation d’une matière réellement et tellement contemporaine. Cette œuvre est constituée de quatre cubes en béton bitumineux. Ils sont empilés à la façon d’une colonne et séparés entre eux par des entretoises de couleur rouge. L’ensemble mesure deux mètres cinquante de hauteur et la « tonne cinq » correspond au poids de l’œuvre.

     

    Février 85. Présentation d'un « Autoportrait » à la M.J.C. de Chambéry. Installation de deux plaques en béton bitumineux compacté à chaud dans des coffrages carrés, dimensions 30x30x5.

     

    Cette année là, le 14/02, pour l'intégrer dans son cheminement, il signe le réseau pétrolier mondial : Le Chemin de l’Or Noir. 

    Le 23 mai, il signe aussi les raffineries de pétrole brut et les principales applications de ses dérivés.

     

    Une légende sumérienne rapporte que le roi Sargon d'Akkad (env. 3800 avant J.C.), fut comme plus tard Moïse, placé tout jeune par sa mère Itti Bel, dans un panier recouvert de bitume.

    Noé (2500 avant J.C.), suivant le récit biblique (Genèse), utilise du bitume pour se préserver des influences extérieures.

     

    A ce stade de son cheminement, il plonge dans le Bitume se nourrissant de récits bibliques.

    Il pense que la Bible n'est pas une revue technique et ne la signe pas.

     

    85 - 86. Il signe un contrat d'un an comme pompiste et œuvre : à la station Avia, "Relais des Marais", Viviers du Lac, Savoie. Durant cette période, le journal Le Monde titre : " L'or noir passe au rouge". Les cours du pétrole brut s'effondrent, les taxes augmentent et le dollar s'effrite.

     

    22 août 86. La révélation lui vient du ciel. Il écrit : « La Manne Pétrolière » C'est un recueil d'informations puisées dans deux ouvrages écrient en 1967 par le Dr Immanuel Vélikowsky. Cet auteur étaye une théorie sur l'origine en partie céleste de ce produit noir.

     

    Juin 87. « Tout chemin mène à Rome » Intervention urbaine á St. Etienne et exposition personnelle dans un atelier d'artistes, au 32 rue de la Paix.

     

    Juin 88. Il participe aux 80 ans de l'entreprise Gerland à Lyon, siège social. Il expose des sculptures en enrobé routier compacté à chaud.

    1er juillet 88. Intervention sur l'esplanade d'Aix Les Bains à l'occasion des 40 ans de l'implantation de Gerland Routes à Voglans. Une colonne en croûte d’enrobé de 4 mètres de haut sur une base de 1 mètre de coté est élevée.

     

    Septembre 88. « Aux Polisseurs d’Asphalte » Exposition à la Bibliothèque Municipale de Chambéry.

     

    Septembre 89. Au Bourget Du Lac avec l'association « Y a rien à voir » installation de «La Crainte Ancestrale » (morceaux de bitume suspendus au plafond par de la bande signalétique blanche et rouge)

     

    Décembre 89. Toujours avec « Y a rien à voir », installation d’une oeuvre au parfum cométaire : « Contes et Légendes » Matériaux utilisés: morceaux de croûtes d’enrobé, balais de cantonnier, balises coniques de la signalisation urbaine.

     

    Mars 90. A la Maison de la Culture de Chambéry, exposition personnelle, titre : « De l’Art Brut au Romantisme »

    Texte d'introduction: L’appel au Noir.

    Les feux n'ont pas purifié le peuple de la terre,

    Qui pourtant a pris soin d'alimenter la flamme de pneus et de chambres à air.

    Les colonnes de fumées noires sont retombées avec la pluie et le vent,

    Salissant les pierres et l'émail de ses dents.

    Cette salissure, c'est le noir carbone, la belle de Jérusalem qui appelle.

    C'est pour lui qu'elle a tissé cette couverture qui ruisselle sur son visage.

    Pourtant, comme l'arche des anciens, ce peuple a bâti de puissantes citadelles aux parois étanches

    Où la pierre du temple se révèle en multitude sous la chaussée goudronnée.

    Sur sa couche de duvet blanc, au plus profond de ses entrailles, la vierge noire attend son retour.

    Du sang versé par amour pour elle, un carbone pur éclatant de lumière lui sera donné pour toujours.

     

    Août 90. Début de la Guerre du Golfe.

    L’Irak envahit le Koweit et l’armée des Etats-Unis s’engage dans ce conflit.

    Janvier 91. Gigantesque marée noire dans le Golfe Persique.

    Février 91. Des colonnes de fumées noires assombrissent le ciel et la terre, les champs de pétroles koweïtiens brûlent, le Koweït est libéré.

     

    Septembre 91. Relance de l'Art Contemporain à Chambéry et ouverture de la saison culturelle à l'Espace Malraux.

    Dans le centre de la cour du Carré Curial Il installe « Des signes pour ces Arts » Sculpture urbaine réfléchissante.

    Matériaux utilisés: panneaux de la signalisation routière compactés.

    Dimensions: hauteur de 4 m sur une base de 1,40 m de côté le tout reposant sur un socle bitumineux.

     

    Juin 92. Marquage horizontal rue Waldeck Rousseau à Chambéry pour freiner le flot des véhicules devant une école. Titre de l’œuvre « Brises vagues »

     

    Décembre 92. « Sous l’Arbre de Noël », exposition personnelle à la Galerie du Larith à Chambéry.

    Cette exposition dresse l’analogie entre «  l'arbre de Noël » tête éruptive installée à la sortie des puits de pétrole, et l'arbre de Noël sous lequel est placé la crèche et les jouets, aujourd’hui en plastique.

     

    Cachée dans le ventre de la terre, la nature ancienne s’est réduite à l’informe, c’est l’œuvre au noir.

    Réveillée par l’activité des sciences modernes, de cette sorte de base

    Jaillit une multitude de produits synthétiques.

    Sous l’arbre de Noël le jouet plastique est tiré.

     

    L'histoire du pétrole et autres bitumes colle à l'histoire de l'homme depuis la plus haute antiquité. Cette matière réunit deux principes: l’eau et le feu. Asphalte signifie : durable.

    Septembre 1993. « Noir c’est Blanc », rétrospective pour un retour à la source, à Challes Les Eaux, Savoie.

     

    Juin 1994. Dans le cadre d'une journée organisée par l'association des « 15 Mille » de Chambéry, il présente un circuit 24 sur lequel tournent des voitures. Le tout est sonorisé par un enregistrement de moteurs de Formule 1.

    Cette intervention « Le Grand Circumambulateur » est un hommage à Ayrton Senna, mort au volant de sa F1 sur le circuit d'Imola le 1er mai 1994…« Pendant des années j'ai tourné avec les étoiles …»

     

    Juillet 1994. Sous une forte chaleur : « Aspha.Alpha » Oeuvre Signalétique. Marquage horizontal en zone urbaine mixte à Chambéry, rue de la Banque. Dimension 300 m².

     

    Août 1994. « Ces symboles qui nous agitent », peinture murale réalisée sur le quartier du Biollay, Chambéry. Sont peint des personnages agités. Ils ont des flèches à la place des jambes et des bras, et, des panneaux de la signalisation routière à la place de la tête.

     

    Mars 1995. « Point Sensible », titre d’une exposition personnelle, à la Galerie du Forum à Chambéry le Haut.

    Il fut une époque ou le pétrole suintait en surface un peu partout sur la terre,

    Nos ancêtres avaient juste à se baisser pour le ramasser.

    Aujourd’hui, dans un environnement hostile, dans des contrées gelées, loin des côtes, à de grandes profondeurs

    Des techniques nouvelles sont nécessaires pour traquer ce fluide vital indispensable pour l’économie mondiale.

    Les enfants d’Edwing Laurentine Drake sont devenus les prospecteurs de l’extrême.

    Cette recherche effrénée ouvrant la porte à de nouveaux horizons

    Est comparable aux voyages à l’intérieur de l’humain.

    Forage de l’inconscient semer d’épreuves, où le cœur est indispensable à l’ouvrage

    Pour retrouver le trésor caché, ce « Point Sensible » source de vie.

     

    Août 1996. Dans la vallée de la Maurienne Savoie.

    Sur la tranchée couverte de Saint–Etienne de Cuines, lors de la construction de l’A. 43, quatre « Mégalithes Bitumineux » de trois mètres de haut sont érigés.

    L’autoroute symbolise par excellence le monde moderne qui avance. Elle rencontre ces mégalithes qui représentent les temps anciens de l’époque où le bitume était déjà utilisé à grande échelle pour la construction des villes et utilisé dans de multiples applications.

     

    Automne 1996. Avec les enseignants de l’Ecole Municipale d’Art de Chambéry. Exposition à Albstadt en Allemagne.

     

    Année 1997. Exploration des anciens sites de l’exploitation du bitume et du pétrole dans les départements de la Savoie, Haute Savoie et de l’Ain.

    Des livres et des cartes m’ont orienté dans ces régions.

    Un ancien me l’a montré : de la roche coule du miel,

    Un miel aussi noble que le marbre et aussi précieux que l’or.

     

    Août 1997. Exposition à Seyssel, Haute Savoie. Présentation d’œuvres réalisées avec du bitume prélevé dans les gisements aujourd’hui désactivés de Seyssel et d’autres localités proches.

     

    8 janvier 1998. Actualité. La clémence de l’hiver et une offre plus importante que la demande, font chuter les prix du pétrole. En une semaine les cours du brut léger en provenance de la Mer du Nord passent de 20 $ á 15,75 $ le baril.

     

    Janvier 1998. Exposition collective à la Motte-Servolex, Salle de la Conciergerie, sur le thème du blanc. Il présente « White Spirit » le produit pétrolier purifiant.

     

    Eté 1998. Exposition collective à Seyssel. Présentation d’un autre patrimoine savoyard : « La Fondue au Bitume », matériel et matière utilisés : service à fondue et bitume à la place du fromage.

    Présence également dans cette exposition d’un œuf en bitume, titre : « Matière Première »

     

    Durant toute l’année 1998, la chute des cours du baril de pétrole se poursuit et la déprime pétrolière pousse les Majors à la concentration. On assiste alors suivant les médias aux plus grandes fusions industrielles de tous les temps. B.P. fusionne avec l’Américain AMOCO et le géant américain EXXON, connu en France sous le nom d’ESSO, rachète MOBIL.

     

    Le 10/12/1998 à Londres. Le baril de Brent est passé sous la barre des 10$, soit 9,83$. Le cours du baril n’était jamais descendu aussi bas depuis année 1973.

     

    Janvier 1999. Troisième exposition à la Maison de la Culture de Chambéry, Espace Malraux. Il présente une suite de son iconographie pétrolifère.

    Quelques titres : « Les Huiles Saintes » cette œuvre est composée de bidons de 2 l. d’huile minérale marqués et en métal. Ils sont réunis pour former un cœur rayonnant d’où s’écoule de l’huile qui est recueillie dans un bénitier.

    « La lampe à pétrole » peinture à l’huile reproduisant la partie éclairée du tableau « Les mangeurs de pommes de terre » de Vincent Van Gog.

    «  Croix blanches sur marée noire », peinture au bitume représentant des oiseaux marins piégés dans une nappe de pétrole.

    « Fleurs de Bitume » film vidéo de sept minutes où les panneaux de la signalisation routière se métamorphosent progressivement en fleurs des champs.

     

    18 octobre 2000. Exposition à la Galerie du Larith à Chambéry

    Cette année, la matière que je travaille a largement fait parler d’elle.

    Le tanker Erika et l’une de ses filles qui présentée comme une pestiférée s’est échouée et a recouvert d’un voile noir les côtes françaises. Les médias ont informé sur le pompage de la cargaison de l’Erika, sur les techniques utilisées pour le pompage et de la fin de son pompage. Ils ont parlé également des risques radioactifs de sa précieuse cargaison et aujourd’hui des experts se confrontent pour savoir s’il faut laisser le tanker Erika par 120 mètres de fond où s’il faut le treuiller dans des profondeurs abyssales.

    Cet été le prix du carburant a augmenté en quelques semaines car le prix du baril de pétrole est passe de 20 a 34 $. Du coup c’est la grève dans les transports, barrages routiers et dépôts de carburant occupés.

    Puis dernièrement pour juguler la hausse des cours le 17 septembre à Caracas, les pays de l’OPEP se sont réunis pour une négociation. Ce sommet qualifié« de grand messe »marque aussi quarante années d’existence de l’union de ces pays.

    Il y eut aussi tout au long de l’année les épisodes de « L’affaire ELF » avec la célèbre paire de chaussures à 12000 FF et finalement l’achat d’ELF par TOTAL FINA.

     

    Quelques titres des œuvres présentées : « Histoire de l’Erika », « Momie=Moumia=Bitume », « Sur les traces de Quetzalcoalt » bourres de mais tressées et mélangées à du bitume. « Bain de jouvence »(bain de bitume) bitume, or …

    lI septembre 2001. Deux poings 747 percutent volontairement les tours du World Trade Center. De leurs réservoirs éventrés le kérosène brusquement explose. Enflammé il dévale le long des tours. La cendre et le feu tombent du ciel ! C’est la destruction et la désolation. Des êtres désespérés sautent dans le vide pour échapper aux flammes.

    Une fumée noire épaisse et étouffante assombrit le ciel de Manhattan, il est 9 heures du matin.

     

    De 2002 a 2006. Ecriture de l’œuvre " La Symbolique du Bitume Biblique"

    Dans cette œuvre, l’anecdotique bitume sort de l’ombre. La symbolique du bitume qui recouvre l’Arche de Noé est expliquée.

    Dans cette œuvre il parle également de l’histoire de cette matière, des différentes théories sur son origine, des traditions qui lui sont rapprochées et il présente sa vision pour l’édification d’un véritable Musée du Bitume.

     

    Durant cette période il se déplace en France pour se rendre sur les sites des exploitations anciennes et actuelles du bitume et du pétrole. Il visite les sites du Massif Central, de Saône et Loire, des Landes, du Gard et de l’Hérault...

     

    Année 2005, à Chambéry. Dans l’atelier Artabou qu’il anime il introduit « Le Façonnage de l’Asphalte » et initie à sa pratique. Artabou est un atelier d’expression artistique tourné vers un public en errance, sans domicile fixe, demandeur d’asile, précaire financièrement...

    Dans la main de l’errance, de l’inconfort, de l’espérance, l’asphalte s’éveille.

    Il présente des facettes multiples chargées de symboles puisés dans la mémoire culturelle de chacun.

    L’asphalte porte désormais une parole où adhère la vie sensible « des messagers de la rue »

     

    Juillet 2008. La crainte d’une pénurie prochaine de pétrole fait grimper le cours du baril à son plus haut niveau, il culmine alors à 147 $. Puis brusquement c’est la dépression des cours qui en cette fin d’année 2008 plonge à 40 $ le baril.

     

    Novembre 2008. « Parole de Bitume », exposition à la Galerie du Forum à Chambéry le Haut.

    S’émerveiller devant le soleil levant…

    S’imprégner du parfum des fleurs des champs…

    Se laisser porter par la force du vent…

    Je ressens ces mêmes sensations auprès du bitume

    Qui a fait son lit de nos voies de communication.

    Pour moi, cette matière appliquée sur le réseau routier

    Délimite harmonieusement les paysages, en augmente la perspective…

    Parole de Bitume est une exposition d’archéologie urbaine

    Dédiée à cette Matière Première tellement actuelle

    Et, où les œuvres présentées expriment l’empreinte des temps.

     

    Quelques titres des œuvres exposées en « Asphalte Façonné » : « Le feu sacré », « Omphalos », « Anubis le veilleur des rites funéraires », « Vase d’offrande pour les rituels », « Le taureau babylonien », « Buste de bituwoman », « Têtes de bitumen », « Bouclier portant le pentagramme » et puis : « La plaque en chocolat », « La religieuse », « Le pilon »

    « Les icônes de l’histoire du bitume et pétrole qui imprègne la bande dessinée », peintures à l’huile sur bois.

    « Pontages rupestres », photographies in situ de pontages routiers, format : 160x120.

     

     

    Juillet 2009. « Voyage au Pays des Merveilles ».

    Il fait le voyage à Bakou en Azerbaïdjan, comme l’ont fait Marco Polo, Alexandre Dumas…

    Ce voyage est un retour aux sources sur ce lieu mythique de l’histoire du pétrole. Il visite les champs d’exploitations de pétrole du début du siècle dernier, les vestiges du temple du feu d’Atesh-Gah, se plonge dans un bain d’une eau de pétrole-brut. Il boit le thé Azéri sur les rives de la mer Caspienne, au loin les plates-formes pétrolières sont sur les eaux.

    Ce périple dans le Caucase se poursuit en Arménie. D’Erévan, il regarde se coucher le soleil sur le Mont Ararat.

     

    Janvier et février 2010, « LE BITUME AU MUSEE  » Exposition au Musée Faure d’ Aix les Bains, Savoie.

    « Le Bitume au Musée » consacre cette matière dans le domaine des Arts.

    Façonner le bitume c’est remonter le temps, renouer avec un savoir faire ancestral et retrouver ainsi ces mêmes sensations que des êtres ont éprouvé physiquement et émotionnellement a son contact.

    Par le feu et l’outil il sculpte avec la gestuelle primitive le Beurre Noir, l’emblème de notre époque.

     

    Deux titres : « Bibi-Eybat » colonne en asphalte avec incrustations de perles nacrées, « L’Arche d’Alliance » en asphalte.


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